Grossesse, Maternage, Maternité, naissance respectée

Le Cordon Ombilical

Petite Pause Culture #2

Notre nouveau rendez-vous : je partage ici les articles rédigés par Elisabeth Bieuville.

Les sujets abordés? Tout ce qui est en lien avec la Naissance, et plus particulièrement la Naissance Respectée, et les informations dont vous pouvez avoir besoin pour faire des choix éclairés!

**********Le cordon ombilical**********

Le cordon ombilical, c’est quoi ?

Le cordon ombilical est l’organe qui relie la mère à son bébé durant toute la grossesse. Il permet les échanges en oxygène et nutriments.

Ok, mais concrètement, ça ressemble à quoi ?

Le cordon est recouvert d’une substance gélatineuse, à la fois très résistante et souple, appelée gelée de Wharton. Celle-ci protège deux artères et une veine permettant les échanges entre la mère et le bébé. Long d’environ 55cm à terme, il résiste très bien aux compressions et tractions qui peuvent survenir pendant la grossesse et l’accouchement.

Faut-il vraiment le couper ? Et quand ?

En France, le cordon ombilical est généralement clampé et coupé assez rapidement après la naissance du bébé, en l’absence de demande spécifique des parents. Généralement, les soignants proposent au papa ou à la personne accompagnante de le faire. Cependant, dans d’autres pays européens, notamment au Danemark, le cordon n’est coupé qu’après avoir cessé de battre, autrement dit, après que les échanges entre la maman et son bébé se soient spontanément et physiologiquement arrêtés, ce qui permet au bébé de bénéficier d’une plus grande quantité de globules rouges et d’oxygène. Le clampage dit « tardif » du cordon se répand de plus en plus en France (NDLR : notamment depuis les dernières recommandations de l’OMS) et est un point relativement aisé à inclure dans un projet de naissance. Dans certaines cultures, le cordon n’est pas coupé et le bébé reste relié à son placenta (lavé et séché) jusqu’à ce que le cordon tombe naturellement. On appelle cette pratique le « bébé lotus ».

Quelles sont ses pathologies ?

La circulaire du cordon (cordon enroulé autour du cou ou du corps du bébé) est la première chose qui vient en tête. Et pour cause ! Cela représente environ 25 à 30% des naissances ! Mais pas de panique ! La plupart du temps, la circulaire ne complique en rien la naissance du bébé. En effet, le cordon est suffisamment résistant et suffisamment long pour supporter les pressions et tractions occasionnées par sa position particulière. Il arrive également que, durant le travail ou l’accouchement, le cordon sorte avant le bébé. Il s’agit alors d’une procidence du cordon et c’est une situation d’urgence vitale pour le bébé car le cordon est alors extrêmement compressé entre la tête de l’enfant et les os du bassin, et ne joue plus son rôle comme il devrait. Si cela n’arrive qu’assez rarement de manière spontanée, le risque est cependant majoré par certaines manœuvres hospitalières telles que la rupture artificielle de la poche des eaux, surtout quand il s’agit d’accélérer un début de travail, ou pour un déclenchement.

Il arrive également qu’au lieu de deux artères, le cordon n’en possède qu’une. Cette anomalie, le plus souvent détectée par échographie au deuxième trimestre de la grossesse, est généralement sans conséquence sur le développement fœtal. Cependant, il arrive que ce soit un signe d’appel pour d’autres pathologies, ce qui impliquera d’autres vérifications. Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive !

Peut-on récupérer le cordon ou le placenta ?

Il est possible de demander à effectuer un prélèvement de sang de cordon, riche en cellules souches, et utile pour soigner certaines maladies. Toutefois, ceci nécessite que le cordon soit clampé très vite pour garder un maximum de sang, et prive le nouveau-né d’un apport important de globules rouges et d’oxygène. Quant à récupérer le cordon et/ou le placenta pour dessiner des arbres de vie, le congeler ou toute autre projet, ce n’est malheureusement pas légal en France. En effet, le cordon et le placenta sont considérés comme des déchets opératoires et doivent être incinérés, selon les articles R.1335-1 et suivants du code de la santé publique. Le seul moyen, actuellement, de garder le placenta et le cordon, c’est de ne pas accoucher dans une structure hospitalière, possibilité de moins en moins accessible en France…

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